Honduras : le paradis de PADI

Publié le par Axelle & Hugo

Du 17/08 au 23/08 :

 

Nous rentrons au Honduras avec quelque chose de plutôt inhabituel jusqu’ici lors de notre arrivée dans un pays : un objectif ! Y passer notre brevet de plongée. Depuis notre baptême sur la grande barrière de corail en Australie (et tout le snorkeling qu’on a pu faire par la suite) on se dit que les petits poissons c’est quand même mignons, que le corail c’est formidable et que nager avec des raies et des requins c’est quand même bien ! Et comme le Honduras est l’endroit le moins cher du monde pour passer ce diplôme (cf. le couple de tourdumondistes que nous avons rencontré en Australie) on se dit que c’est le moment ou jamais. Nous voilà donc en partance pour la petite île d’Utila dans les Caraïbes...

 

Le passage de frontière Nicaragua – Honduras est incroyable, du jamais vu, un grand n’importe quoi, et si vous voulez remonter du matériel explosif pour un attentat aux Etats-Unis, allez-y, ce n'est pas à cette frontière que vous vous ferez gauler ! On nous fait descendre, on entend que les sacs doivent être vidés pour une fouille, on ne fait rien, puis personne ne nous dit rien, puis personne ne nous dit quelquechose non plus, on remonte dans le bus et on repart. Voilà en gros le niveau de sécurité de cette frontière. En plus on a même le temps d’aller faire ses courses au Duty Free (si, si, il y en a un). Une belle bouteille de vodka (une de plus pour la collection...), ça tombe bien, on va voir des copains au Mexique…une occasion de la vider (la honte on n’a même pas pris du rhum…). Nous avons même eu le droit à un sondage par les douanes nicaraguayennes afin de connaître notre avis sur leur pays. Enfin, avant de quitter la frontière nous avons un gentil discours du douanier qui nous souhaite la bienvenue et nous redistribue nos passeports tamponnés.

 

La route est belle, un peu longue toutefois (de 5h du matin à 19h), avec de jolies couleurs :

 

DSC01242 Honduras

 

Mais aussi de bien épais orages (il fait jour au moment de la photo...) :

 

DSC01256 Honduras storm

 

Finalement on n’arrive pas Utila le jour même, trop loin, on fait escale à San Pedro Sula où nous nous faisons copieusement arnaquer dans une auberge (leur livre d’or en fume encore) pour un pauvre lit en dortoir saturé que nous payons un prix fou. Mais bon, notre arrivée tardive et les fusils à pompe des gardes devant ne nous donnent pas envie de chercher davantage, donc on reste zen (hein Hugo) et pis c’est tout ! On partage le repas le soir avec deux anglaises, une australienne et une belge (qui parle mieux anglais que nous). On arrive à suivre au début et puis après on s’endort, donc on s’éclipse poliment avant de finir dans l'assiette et allons nous coucher dans notre lit en feuille d'or… ah bon c’est du coton ? Pourtant…

 

Bref, le samedi 18/08 matin (après un réveil matinal et 2h30 de bus), nous voilà après un gros plein de courses et un Wendy’s (allez voir sur internet, sinon on en reparlera aux Etats-Unis) à l’embarcadère de La Ceiba, sur la côte Caraïbe, pour prendre notre bateau jusqu’à Utila. Là un éclair nous frappe (sens figuré) et nous pensons à retirer de l’argent avant d’aller sur l’île, Waouuuuuuuuuh !!! C’est qu’on retient les leçons à force de copier des lignes… (cf. Costa Rica). En plus le guichet automatique est l’endroit le plus agréable de la ville, une petite pièce d'une personne toute climatisée à fond, le bonheur ! Etant en avance de 2 bonnes heures...et sans ordinateur, Hugo a décidé de se plonger dans de la lecture (une première depuis le début du voyage), en plus, trop bien, ils ont mis des appuis tête...

 

DSC01272 La Ceiba

 

Pour Axelle, c’est couture... Rentabiliser au maximum les temps morts.


 On arrive en fin de journée sur l’île avec une obsession, ne pas perdre la journée du lendemain à consulter les centres de plongée, et Dieu sait s’il y en a ! Il nous faut donc trouver notre agence le soir même pour démarrer les cours dès le lendemain. Le problème : elles ferment toutes dans 15 minutes ! Du coup, on sort ses armes : un stylo et ses deux petites jambes, et c’est parti pour une consultation éclair.

Au final beaucoup de course pour pas grand chose, c’est la première visitée qui sera retenue, l’agence Captain Morgan. Les nuits d’auberges sont comprises dans le forfait plongée, après négociation on aura même le droit d’utiliser la cuisine du bar et même on a réussi à gagner 10 dollars par personne, c’est qu’on devient balaize côté négo ! On prie juste pour que ça soit correct, ratez un investissement de cette ampleur dans un budget tour du monde, et vous vous en voulez pendant quatre à six semaines ! (cf. croisière du Doubtful Sound en Nouvelle-Zélande...)

 

Et nous voilà repartis sur les bancs de l’école… La concentration devant des bouquins de théorique n’est pas des plus faciles depuis le temps, et la vue depuis les fenêtres sans carreaux de la classe n’arrange rien :

 

DSC01284 Utila

 

Quelques modules et quelques questionnaires (et surtout 3 jours de travail) plus tard nous sommes donc tous les deux brevetés (mais pas avec la même noteuh, la lalala…). Le mieux ça reste la pratique, c’est vraiment magnifique et ça rend heureux :

 

DSC01308 Utila

 

Ca rend aussi un peu ridicule mais ça, c’est de circonstance et surtout c'est tout le monde pareil…

 

DSC01310 Utila

 

Le truc dommage c’est qu’on n’a pas de photos sous-marines de nous et de ce qu'il y a à y voir, et l'atre truc vraiment énervant c’est qu’une australienne en a (on espère toujours) mais qu’au bout de la Xième relance on se dit qu’elle ne nous les enverra jamais. Du coup en bonus une photo « extra » pas prise par nous mais on a vu la même chose, même qu’il y en avait deux qui sont arrivées face à face qui ont fait une ronde et qui sont reparties ensemble… Une danse vraiment inoubliable !!! Celle de la « spotted eagle ray ».

 

Spotted Eagle Ray

 

Voilà c’était merveilleux cette escale, en plus on avait enchaîné énormément de trajets les jours précédents et nous poser ainsi pour nous initier à la plongée dans ce cadre était juste idyllique. L’ambiance de l’île est vraiment particulière, pas de voitures (mais des scooters et des voiturettes de golf), une seule rue, des bars, des restos et des agences de plongée partout, des gens qui sont là pour en profiter et personne pour profiter des gens (en dehors du cadre commercial s’entend…), donc une pause plus qu’appréciée pour nous et l’envie de refaire de la plongée, ailleurs et partout…

Publié dans Honduras

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article