Corcovado : Jungle, acte 2

Publié le par Axelle & Hugo

Du 28/07 au 01/08 :

 

Nous peinons à nous motiver pour organiser le reste de notre trip costaricien. C’est que, installés chez nos amis à San José, nous voyageons en somme dans une contrée que nous n’avons pas foulée depuis des lustres, le confort ! Alors que les contrées de la nature tropicale et des parcs nationaux… on ne fait que ça depuis neuf mois ! En réalité ce constat est intéressant pour les voyageurs au long court (que nous sommes), le fait d’être ainsi posés dans une maison, avec tout le confort que cela inclue, nous donne envie d’y rester pour en profiter au lieu de partir explorer le pays. Ajoutez à cela la fatigue accumulée avec le rythme que nous avons tenu ces trois derniers mois, et nous en venons parfois à avoir envie de rentrer ! Si, si c’est vrai ! Mais nous rassurons nos lecteurs, si tant est qu’ils s’inquiètent, ça ne dure jamais longtemps, ça « traverse l’esprit » et puis ça ressort.

 

Bon finalement nous nous décidons pour partir au parc naturel du Corcovado pour plusieurs jours. Ce parc plutôt bien préservé du fait de son isolement est connu pour la quantité de vie sauvage qu’il abrite, notamment des jaguars. Il nous avait été conseillé par le premier couple de tourdumondistes que nous avions rencontrés en Australie, et qui avait fait une marche de plusieurs jours entre la jungle et des plages désertiques, paraît-il incroyable… Nous avions toujours gardé ce nom dans le coin de nos têtes pour le moment où nous serions au Costa Rica, on aurait bien fait aussi de se souvenir à quelle saison ils l’avaient fait…

 

C’est une vraie galère de se rendre là bas en transport en commun depuis la capitale, il faut enchaîner les heures de bus, ou de bateau, ou de marche, ou les trois. Le parc reste encore aujourd’hui à tel point sauvage que seul un sentier le traverse vraiment tandis que l’unique autre se contente de longer la côte d’une entrée à l’autre du parc. Nous choisissons cette option et partons de San José pour rejoindre l’entrée ouest du parc, nous avons une réservation en poche pour camper au beau milieu du parc, il nous faudra simplement régler une fois sur place et trouver un guide. Bref la vie est belle. Après le trajet en bus de 5h jusque Palmar Norte, nous devons rejoindre Sierpe, l’embarcadère pour Drake Bay, lieu de départ des excursions, mais il est trop loin pour y aller à pied donc nous avons deux options : la première, prendre un taxi oppressant et cher (20 USD) mais rapide qui nous garanti que l’on pourra prendre le bateau du matin et la deuxième, prendre un bus local et pas cher (1USD) mais qui ne garanti rien à part d’être long. Comme nous avons le temps mais pas l’argent nous nous disons que le bateau de l’après-midi fera parfaitement l’affaire et montons dans le bus, couleurs locales…les vieux « School Bus » américains !

 

Arrivés à l’embarcadère 30 minutes après le départ du bateau du matin nous nous renseignons pour acheter les billets pour le bateau de l’après-midi… 5 USD de plus par personne ! Les boules !!! Mais comme il y a moins de monde l’après-midi vous comprenez… c’est plus cher ! On comprend surtout qu’on a de jolies de têtes de touristes et qu’on n’a plus le choix, à un détail prêt… on n’a pas assez de cash sur nous ! Qui a dit que ça ne se reproduirait pas deux fois ? C’est nous au parc Manuel Antonio quand nous y sommes arrivés sans le sou (la veille). Rebelote, on a oublié de retirer avant de partir, les boulets ! Et bien sûr, vu l’endroit peu peuplé, pas de distributeur. On sympathise avec un gentil gérant de restaurant qui possède aussi un hôtel-qui-fait-camping à Drake Bay (enfin, juste à côté), notre destination, qui du coup veut bien nous ramener gratuitement (moyennant un pourboire) au distributeur le plus proche (Palmar, l’endroit où nous avons pris le bus) si on va à son camping. Au passage on s’inquiète du paiement de la nuit que nous avons réservé dans le parc, mais il nous rassure : « Vous pourrez le faire à l’hôtel !». Qu’il est gentil ce Monsieur.

 

On fait affaire, on va retirer et il nous arrange la venue de quelqu’un au débarcadère de Drake Bay pour nous accompagner à son établissement (soit disant) non loin. Au moment d’embarquer il nous demande de rallonger de cinq dollars le prix du billet auprès du capitaine pour que ce soit finalement celui-ci qui nous amène au camping, parce qu’en fait le bateau de l’hôtel est cassé et il ne pourra pas venir nous chercher ! Mon Dieu, dans quoi on s’embarque… On s’embarque dans un bateau avec à peu près autant d’eau au-dessus de la coque qu’en dessous, non pas qu’elle soit percée, simplement que c’est la saison des pluies ici et nous nous prenons en route un torrent…Merci aux sacs poubelles achetés avant pour permettre  nos sacs d’arriver complétement secs !

 

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Le bateau-taxi nous dépose, trempés, un peu plus loin que Drake Bay sur une plage, San Josecito (à mi-distance entre Bahia Drake où se trouvent tous les hôtels et San Pedrillo, l’entrée du Parc) où nous attend un homme à cheval qui se charge de nos sacs. Ils nous guident jusqu’à l’établissement d’un pas rapide car la nuit commence à tomber. En fait, il n’y a pas de terrain de camping à proprement parler dans ce resort mais plutôt des cabanes installées au bord de cette plage désertique. Pour nous, notre hôte nous propose de planter la tente (pour notre petit budget) en haut d’une tour en bois (mirador - avec vue imprenable sur l’océan) située sur la plage de l’hôtel qui est juste parfaite pour nous installer car couverte, notre tente appréciera… et nous aussi !

 

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Voilà ! L’emplacement est juste idyllique. De l’autre côté, le Pacifique ! Avec toutes ces aventures (départ de chez Claire à 4h du matin), nous finissons de monter la tente quasiment de nuit et nous sommes bien fatigués. Notre réservation pour la nuit dans le parc est pour le surlendemain soir donc rien ne presse, nous ferons le nécessaire le lendemain et nous nous laissons pour l’heure bercer par le roulement des vagues…

 

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Le lendemain matin nous prenons le petit déjeuner à la terrasse du restaurant en regardant les nids de colibris,

 

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Les insectes,

 

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Et les papillons,

 

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C’est plutôt agréable. Et en parallèle nous nous renseignons auprès des gens de l’hôtel pour la randonnée dans le parc et la confirmation de notre réservation, et c’est là que ça devient moins agréable. Nous apprenons que le sentier côtier est fermé entre l’entrée du parc et notre camping car les trois fleuves (qui se jettent dans la mer) qu’il faut traverser à pied sont trop puissants en cette saison et qu’ils risquent de nous y jeter aussi, dans la mer ! Par conséquent aucun guide n’ira là-bas et le seul moyen qui nous reste de rejoindre le campement du parc est de prendre un bateau à 35 dollars par personne (que notre hôte n’est pas sur de pouvoir avoir le lendemain). Nous apprenons aussi qu’il n’y a pas plus d’internet que d’imprimantes à l’hôtel et que la confirmation pour notre nuit dans le parc ne peut se faire que depuis Drake Bay, à deux heures de marche ! Enfin nous réalisons que la chaleur doublée d’une extrême humidité (que nous avions clairement sous-estimée) rendrait très difficile voire même périlleuse la longue randonnée nécessaire pour sortir du parc une fois déposés à La Sirena (point d’entrée du parc par voie maritime).

 

Tout ceci étant, et ça fait beaucoup, nous nous rabattons sur une marche dans la jungle, depuis notre cabane perchée en bord de mer, guidée par une résidente. Pendant cinq heures nous sommes donc partis nous balader à la lisière du parc du Corcovado, ce qui en définitive ne change pas énormément le décor. De la jungle en veux tu en voilà, des lézards à collerette, de la pluie, la boue qui va avec (donc beaucoup de glissades) et cerise sur le gâteau (petite cerise car très, très, très loin la cerise) une baleine à l’horizon avec son petit en train de jouer à la surface.

 

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Le soir nous prenons un bon et copieux repas chaud au restaurant de notre resort qui nous retape un bon coup (bien plus que les sandwichs froids sans rien de bon dedans). Et du haut de notre mirador nous profitons de l’orage quotidien au large. La vue est toujours bouchée ici et le ciel copieusement chargé en permanence, mais ça n’empêche pas de faire de belles photos.

 

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Le lendemain nous quittons l’endroit après donc notre deuxième nuit ici, à l’endroit où nous a gentiment mais mentiment embarqué notre ami de Sierpe en nous promettant du rêve. Petite vengeance, personne ne nous demande de payer les sept dollars par personne par nuit au moment de partir. Nous nous trouvons toutes les bonnes raisons de ne pas le faire remarquer et nous nous en allons raccompagnés au portail par notre guide de la veille. Au portail, le taxi (un quad en fait) qui nous a été réservé par notre hote du premier soir, ne vient pas ! Et au bout de vingt minutes notre sympathique guide arrête pour nous un 4x4 qui passait par là, mais dans l’autre sens, parce que sinon nous allons rater le bus. Le 4x4 accepte de faire demi-tour et nous nous retrouvons embarqués à l’arrière du véhicule avec à l’avant : deux policiers costariciens de la brigade de recherche ! Oui, c’était un 4x4 de police. Pas plus stressés qu’en uniforme, les deux s’arrêtent deux ou trois fois sur la route pour déposer des avis de recherche et finissent par nous mener à bon port, à Drake Bay, et ils refusent le pourboire ! Pas de corruption ici !

 

Ah oui, et à signaler : avant de partir on se l’est coulée douce en regardant les aras rouges.

 

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Du coup le changement de programme nous donne un peu de temps pour aller de l’autre côté du parc, à Puerto Jimenez, pour profiter du « Golfe doux – Golfo dulce ». Le trajet en bus est un peu long (chemin de terre pour ¾ du trajet), pléonasme au Costa Rica, mais nous arrivons quand même et posons nos bagages dans une auberge toute simple et pas chère. En ville on se laisse tenter pour une excursion d’une matinée de snorkeling avec les dauphins programmée au lendemain. Ca reste pas donné mais c’est quand même deux fois moins cher que la dernière fois où nous aurions pu le faire, en Nouvelle-Zélande, et en plus, là, l’eau est trois fois plus chaude ! Et il paraît que c’est vraiment incroyable.

 

Le lendemain, nous partons donc avec tout notre petit groupe dans la certitude de nager avec des dauphins tout autour. Finalement la lancée des coups de pas de bol continue et nous n’en verrons aucun de la matinée, ce qui en cinq ans, n’est jamais arrivé, nous dit-il ! De retour à Puerto Jimenez nous apprenons que les gens restés en ville ont vu des dauphins dans le port. Là on commence à se demander ce qu’on a fait au Bon Dieu.

 

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Enfin on a quand même nagé un peu et vu de belles choses, donc ça compense mais ça ne nous empêche pas d’aller râler auprès de l’agence qui n’aurait pas dû nous dire « 100% sur » de nager avec les dauphins. Nous espérons que les cinq dollars qu’elle nous a rendus lui feront dire « 99 % » la prochaine fois… Ci-dessous mangrove vue à la place des dauphins.

 

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Comme la malchance continue, nous ratons le seul bus de l’après-midi qui nous ramènerait à San José. Nous sommes obligés de repasser une nuit à Puerto Jimenez et prendre le bus du mercredi matin à 5h00.

Nous allons donc nous promener en fin de journée autour d’un joli point d’eau, mais bien que chaude celle-ci refroidie les ardeurs les plus vives… Sans filet bien entendu !

 

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Et après, comme il nous reste un peu de temps Axelle en profite pour se faire faire une petite coupe pour pas cher chez un petit coiffeur bien du cru…

 

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Voilà, ainsi se terminent nos aventures Corcovadiennes. Quand même plein de belles choses malgré quelques désillusions, mais la saison ne permet pas de profiter pleinement du parc… nous le saurons pour la prochaine fois. Nous quittons Puerto Jimenez le lendemain pour San José, en bus, levés 4h et arrivés avec deux heures de retard suite à la rencontre à contre sens sur l’autoroute de milliers de pèlerins venus de tout le pays se rendant à la basilique de Cartago pour la cérémonie du 2 août.

 

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Encore une fois, Claire vient nous récupérer dans une nouvelle gare de bus (il y a au moins 5 adresses différentes pour prendre un bus à San José !) pour rentrer retrouver le doux confort de leur maison et un barbecue avec Jérmy et Bérangère (un couple d’amis)… une soirée bien animée malgré la fatigue !

 

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Publié dans Costa Rica

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Carlos 15/04/2021 13:56

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michèle et jacques marcon 07/10/2012 19:50


bisous, profitez bien votre voyagese termine bientôt!!!!!!!!!! le monde du travail vous attend!!!!